Imagine la scène. Tu es fatiguée après ta journée de boulot, tu fais une petite réflexion à ton enfant, fatigué lui-aussi, il refuse de faire ce que tu lui demandes, ça t’énerve, il crie, tu cries aussi et te voilà bien emmerdée : tu vas passer une mauvaise soirée ! Le voilà maintenant complètement braqué, il n’y a plus rien à en tirer (tu n’es pas loin d’être braquée aussi). Quand ce stade est atteint, il n’y a plus rien à faire à part attendre que chacun retrouve son calme. On peut aussi essayer d’éviter d’en arriver là.

La semaine dernière, mon fils de 4 ans 1/2 s’est jeté tout habillé dans la piscine en rentrant de l’école parce qu’il avait compris « on ne peut pas aller à la piscine » alors que j’avais dit « on ne peut pas aller à la piscine en uniforme » et qu’il avait VRAIMENT très envie de se baigner. Problème de communication qui m’a mis en rogne : « Non mais ça ne va pas ?! Qu’est-ce que je t’avais dit ?! Allez, on remonte à la maison TOUT DE SUITE !« . Larmes, le petit frère à gérer, les sacs d’école, le PC de boulot et le plus grand qui ne veut bien entendu pas remonter. Soirée de merde. S’en suivent quelques lancés de train en bois à travers la chambre. Génial. J’ai essayé la gentillesse, niet, trop tard.

A la réflexion, j’ai mal communiqué. J’aurai du dire « Oui, on peut aller à la piscine mais il faut d’abord mettre le maillot de bain. » J’aurai pu désamorcer la crise en lui disant que je m’excusais (les enfants pardonnent beaucoup plus facilement que leurs parents !) de ne pas avoir été clair, qu’on allait remonter mettre les maillots de bain maintenant. D’où l’outil #6, ne pas répondre.

C’est à l’adulte d’être assez intelligent pour ne pas entrer dans un conflit avec l’enfant (qui soit dit en passant vient de passer autant de temps à l’école que toi au bureau). Le fait de répondre crée un cycle de revanche. Quand le conflit commence :

1. Valider les sentiments de l’enfant

« Tu as l’air vraiment énervé ».

2. Assumer votre part de responsabilité

« Je me rends compte que je ne t’ai pas parlé avec respect / que je ne t’ai pas bien expliqué, etc. »

3. Prenons le temps de nous calmer

Chacun de son côté jusqu’à ce que les esprits soient apaisés. Parfois, après s’être excusé, pas besoin de se calmer : la bombe est déjà désamorcée.

Facilité à mettre en place – Je pense que cela dépend beaucoup du caractère initial du parent. Quand on a tendance à partir au quart de tour comme moi, il faut vraiment réfléchir avant de parler !

Est-ce que ça marche ? – Oui, si on parvient à l’appliquer dès le début.

Est-ce que ça simplifie la vie de parent ? – Oui, à long terme, l’enfant est respecté, la relation parent-enfant ne peut que s’améliorer. Et un enfant respecté, respecte aussi ses parents =)

Avez-vous tendance à répondre et à entrer dans un cycle conflictuel avec votre progéniture ou avez-vous plutôt la zen attitude ?!

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